Pep Guardiola : “Je ne suis pas ici pour être le meilleur coach du monde. C’est de la merde !”

Pep Guardiola : “Je ne suis pas ici pour être le meilleur coach du monde. C’est de la merde !”

Titillé sur sa réputation en cas d’élimination en demi-finale, Pep Guardiola s’est montré offensif face aux journalistes en conférence de presse.
Quel est le plan de jeu pour remonter un tel retard, faut-il attendre ou marquer vite ? P.G. : On doit marquer des buts et on veut le faire. Mais la grande question est comment ? Il faut être patient, avant tout bien défendre, essayer de contrôle le jeu, avoir la possession du ballon, se créer des occasions et les mettre au fond. Vraiment se concentrer sur notre jeu, que l’on joue notre jeu. Je connais la mentalité allemande favorable à l’attaque. Mais si on commet une erreur, ils (Barcelone) vous puniront. Ils sont les meilleurs en contres. A Barcelone, ils l’ont montré en l’espace de cinq minutes. Sentez-vous la même mentalité chez vos joueurs qu’avant le match retour contre Porto (6-1) ? P.G. : Le mental n’est pas un problème, on a des champions du monde, des joueurs qui ont tout gagné… Ces joueurs ont montré qu’ils veulent et peuvent le faire. C’est un énorme défi pour un entraîneur. Bien sûr que j’aimerais avoir tous mes joueurs en forme, mais si on perd mardi, ce ne sera pas à cause des absents (Ribéry, Robben, Alaba…)Craignez-vous ce but du Barça qui ruinerait vos chances ? P.G. : Je ne pense pas à cela. On connait bien sûr leurs qualités. S’ils marquent un but, on devra en marquer cinq. On n’est pas du genre à renoncer. On va se battre de la première minute au dernier coup de sifflet. C’est ma 6e demi-finale de C1. Je veux être heureux et satisfait. Vos joueurs sont-ils impressionnés par Messi ? P.G. : On a évidemment beaucoup de respect quand on a un Messi en face. Il est différent, il est dans une autre dimension. Malgré le net avantage, Luis Enrique a dit que ce ne serait pas facile pour le Barça. Comment réagissez-vous ? P.G. : Je peux comprendre et je dirais la même chose. On ne peut rien prédire avant un match. Ils ont l’avantage mais c’est un autre match, tout peut toujours se passer en football. L’expérience de l’élimination de l’an passé face au Real Madrid vous sert-elle pour ce match ? P.G. : Les matchs aller furent complètement différents. A Madrid, on avait perdu 1-0, à Barcelone 3-0. Au retour contre le Real, on a concédé beaucoup de contres et des coups de pieds arrêtés, cela ne doit pas se reproduire contre Barcelone. Si on se rue vers l’avant aveuglément, ça ne servira à rien. On doit contrôler le jeuUne nouvelle défaite n’entacherait-elle pas votre image ? P.G. : Je ne suis pas ici pour être le meilleur coach du monde. C’est de la merde ! Je suis ici pour donner le meilleur au club comme je l’ai fait à Barcelone. Pour certains c’est suffisant, pour d’autres pas. Je fais de mon mieux depuis mon arrivée. Si ce n’est pas suffisant, je suis désolé. Combien de titres j’ai gagné? Beaucoup et c’est bien. Je veux gagner plus, bien sûr. Mais ma vie ne changera pas si je perds. J’ai toujours donné le meilleur de moi-même, de l’équipe B du Barça jusqu’à ici.

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